Un jeune journaliste saoudien est accusé d’apostasie après avoir publié un micro-message adressé au prophète Mahomet. Il risque pour cela la peine de mort.
Hamza Kashgari a 23 ans. Ce jeune Saoudien, journaliste-pigiste, écrit régulièrement dans les colonnes d’Al-Bilad, un journal local en langue arabe à Jeddah. Issu d’une famille conservatrice, il a été élevé dans les valeurs de l’islam et participe aux groupes de prières organisés par le vieil imam de la mosquée de son quartier. Ce n’est ni un rebelle, ni un leader d’opinion. Pourtant c’est un simple message, de moins de 140 signes, (lire ici)envoyé sur Twitter qui lui vaut d’encourir la peine de mort pour blasphème.
Réalisant son erreur, il avait cru pouvoir se réfugier en Nouvelle-Zélande avant le procès. Mais il a été arrêté par les autorités malaises lors de son transit à Kuala Lumpur. Après l’avoir mis en détention, les Malaisiens l’ont renvoyé lundi 13 dans son pays natal où il est actuellement détenu. Parmi ses amis qui le soutiennent, Hamza peut compter sur Fouad Al-Farhan, un des blogueurs les plus populaires du royaume, emprisonné quatre mois entre décembre 2007 et avril 2008. Le jeune blogueur avait osé critiquer les autorités religieuses et dénoncer la politique ultraconservatrice du gouvernement saoudien… Fort de cette expérience, Fouad s’avère un appui précieux dans l’épreuve que traverse son camarade. Un soutien indispensable car, confient ses proches, Hamza, personnalité sensible au physique frêle est très vulnérable psychologiquement.
Invitation : 2ème édition du Festival du film tibétain
Jeudi, 09 Février 2012 21:49
Un événement soutenu par l'Association des Ouïghours de France
17 et 18 février 2012 – Entrée Gratuite
Après le succès de sa première édition en 2010, l'association Étudiants pour un Tibet Libre a le plaisir d’organiser à nouveau ce festival unique en France. De nombreux films inédits en France, en version originale (sous-titrés en anglais et parfois en français), des stands, des livres, des expositions, des débats.
Ce festival a pour but de faire découvrir à tous l'histoire du Tibet ainsi que la cause du peuple tibétain. Dans un contexte de répression politique et de bouclage des communications au Tibet, projeter ces films est aussi un acte de solidarité. Cette année en ouverture nous accueillerons une soirée spéciale « Résistances Tibétaines et Ouïgours » : projections et débat avec la communauté Ouïgour en invitée d'honneur.
Nous espérons que ce festival, organisé en écho à de nombreuses éditions similaires à travers le monde, va encourager et renforcer une culture du film tibétain. Le travail des rares réalisateurs tibétains doit donc être montré, vu et largement diffusé.
Chine: Deux Ouïghours expulsés du Cambodge condamnés à la prison à vie
Vendredi, 27 Janvier 2012 22:16
Deux Ouïghours expulsés du Cambodge vers la Chine il y a deux ans ont été condamnés à la prison à vie, rapporte ce vendredi la radio à capitaux américains Free Asia.
Les deux hommes faisaient partie d'une vingtaine de membres de la minorité musulmane du Xinjiang, en Chine occidentale, ayant demandé l'asile à la suite des émeutes entre Ouïghours et membres de l'ethnie Han, majoritaire en Chine, à Urumqi en juillet 2009. Leur expulsion par Phnom Penh avait été amplement critiquée par les groupes de défense des droits de l'homme. Deux jours après leur extradition en décembre 2009, le vice-président chinois Xi Jinping s'était rendu à Phnom Penh pour signer 14 accords commerciaux d'un montant total de 850 millions de dollars.
Radio Free Asia a dit tenir ses informations sur leur condamnation de sources familiales et pénitentiaires au Xinjiang. Elle n'a pas précisé la date ni les raisons de leur condamnation. Un porte-parole du gouvernement du Xinjiang a dit ne pas avoir eu connaissance du jugement. (C) 20minutes.fr
Message de la présidente du Congrès mondial Ouïghour -- Rebiya Kadeer
Dimanche, 15 Janvier 2012 00:00
Pékin annonce la mort de sept "terroristes" dans le Xinjiang
Mercredi, 04 Janvier 2012 21:32
Une opération menée par la police chinoise dans le Xinjiang mercredi soir s'est soldée par la mort de sept membres présumés d'un "groupe terroristeviolent". C'est ce qu'a indiqué le gouvernement régional après avoir annoncé la libération de deux otages, enlevés dans le comté de Pishan, dans le sud de cette région instable du nord-ouest de la Chine qui compte une large population musulmane. Et de préciser sur leur compte de microblog qu'un policier a été tué et quatre "suspects" ont été blessés et arrêtés au cours de cette opération.
UNE MINORITÉ ETHNIQUE EXCLUE
Cette région, frontalière de huit pays aux confins de l'Asie centrale, est depuis des années une zone sensible pour Pékin aux prises avec une insurrection larvée et des violences sporadiques motivées notamment par des revendications sociales.
Les autorités chinoises, qui maintiennent une très forte présence policière au Xinjiang, accusent les "trois forces" de "l'extrémisme, du séparatisme et du terrorisme" de tenter de déstabiliser la région. Les spécialistes étrangers du terrorisme jugent toutefois improbable l'existence de cellules terroristes organisées dans cette région reculée.
La principale minorité ethnique du Xinjiang, ses près de neuf millions de Ouïghours, des musulmans turcophones, se plaint d'être exclue du développement de la région autonome riche en ressources naturelles et d'être victime d'une discrimination religieuse et culturelle. On ignore si les preneurs d'otage de Pishan, situé à 1 800 km au sud-ouest de la capitale régionale, Urumqi, aux portes du désert du Takla-Makan, étaient d'ethnie ouïghoure.